Jeudi 7 janvier 2010
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Par JacquesB de Jonquière (Québec) à 12:30
Jonquière, Québec
Un étudiant engagé à dynamiser sa région d'accueil
pour freiner l’exode des jeunes
Séreyrath Srin est venu étudier à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) à la suite de l'obtention de bourses remises par le gouvernement du Cambodge.
Tous ceux qui ont croisé sa route pourraient vous l’affirmer, Séreyrath Srin a cette détermination dans le regard qui vous pousse à l’écouter et à s’engager à ses côtés. Passant tour à tour de membre de comité de gestion à coordonnateur d’événements, ou de vice-président à président de diverses associations, Séreyrath voit simplement
en son engagement une responsabilité personnelle à l’égard de sa région d’accueil. Selon lui, « mes efforts convergent vers un même objectif, soit
de rendre la région plus attrayante pour les jeunes et les immigrants »
Étudiant de 2e cycle en Linguistique à l’Université du Québec à Chicoutimi
(UQAC), Séreyrath a choisi de faire de la problématique de l’exode des jeunes et du vieillissement de la population au Saguenay-Lac-Saint-Jean son principal cheval de bataille. Ambition louable
et étonnante quand on apprend que Séreyrath est un Cambodgien d’origine, installé depuis seulement quelques années au Québec.
Depuis 2005, le parcours de l’étudiant est ponctué d’implications aux retombées concrètes et
permanentes. Passant tour à tour de membre de comité de gestion à coordonnateur d’événements, ou de vice-président à président de diverses associations, Séreyrath voit simplement en son
engagement une responsabilité personnelle à l’égard de sa région d’accueil à qui il souhaite redonner ce qu’il a reçu. « Je suis convaincu que chacun et chacune, peu importe son origine,
ses valeurs, son éducation et le niveau de son engagement, peut devenir un agent de changement tout en commençant par l’être dans sa communauté »,
affirme-t-il.
Alors qu’il assistait à une soirée à l’université en 2004, Séreyrath a été gagné par une vive nostalgie
à l’égard de sa musique culturelle. Choisissant alors de se donner les moyens de ses aspirations, il s’investit, avec quelques amis, dans la relance de l’Association des étudiants
internationaux de l’UQAC, abandonnée depuis quelques années. Puis d’autres étudiants décident de joindre l’équipe, mettant sur pied diverses activités dont un Festival multiculturel qui
fonctionne toujours aujourd’hui et qui sert même de source de financement pour l’Association.
Une année plus tard, Séreyrath s’attaquait à la restructuration de la Corporation intégration Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont la mission est de promouvoir la diversité culturelle et de développer
des projets d’intégration socio-économique et socioculturelle avec les nouveaux arrivants et les immigrants dans la région. « Ce fut une belle réussite et les réalisations sont
fantastiques. Je suis parvenu à mettre sur pied une journée de l’emploi pour les nouveaux arrivants et il y a eu quatre éditions depuis. »
En 2007-2008,
l’étudiant relançait les opérations de l’AIESEC-Chicoutimi, organisme qui déniche des stagiaires internationaux pour les entreprises locales ou offre des stages à l’étranger pour les étudiants
de l’UQAC. Une dizaine de projets ont vu le jour et l’AIESEC-Chicoutimi a même augmenté ses revenus.
« Il se démarque par son énergie et sa facilité à travailler en équipe. Mais par-dessus tout, il porte un grand intérêt aux affaires internationales et aux enjeux liés à l’accueil et
l’intégration des nouveaux arrivants dans notre région », assure Sylvie Brassard de la formation continue au Cégep de Jonquière.
Cette année, Séreyrath a grandement contribué à la mobilisation étudiante pour la campagne majeure de développement de l’UQAC, a participé à la restructuration des services MAGE-UQAC et a
accompli, avec des collaborateurs, la mise en place du plan d’action de cette organisation.
« Bien qu’il soit Cambodgien, il est préoccupé par le développement de sa région d’adoption autant que par celui de son université. (…) Son leadership est indiscutable et est démontré par
la mobilisation qu’il a suscitée dans tout ce qu’il a entrepris », révèle Jean Rouette, professeur à l’UQAC.
En 2009, Forces
AVENIR reconnaissait son apport à la vie collective en lui remettant une bourse de 4 000$.
Forces AVENIR vise à reconnaître, à honorer et à promouvoir l’engagement de la jeunesse dans des projets qui enrichissent le savoir, qui suscitent le goût de la
réussite, le dépassement personnel et le développement du sens civique, contribuant à la formation de citoyens conscients, actifs et responsables, à la fois enracinés dans leur collectivité et
ouverts sur le monde.
Le programme Forces AVENIR organise annuellement un gala afin d’honorer et de récompenser les étudiants modèles issus de l’ensemble des universités québécoises. Un total de
114 000 $ en bourses, des stages internationaux ainsi qu’une visibilité extraordinaire sont offerts aux finalistes et aux lauréats.
Sources :
Forces Avenir et LBR
Publié dans : Québec - Monde
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